La Fraternité prend position

Le prélèvement obligatoire d’échantillons sanguins: c'est urgent!

Autoriser le prélèvement obligatoire d’échantillons sanguins pour protéger les policiers et d’autres professionnels de la santé : une réforme qui s’impose, selon la Fraternité des policiers.

Bon an mal an, des dizaines de policiers et de policières du Québec sont exposés, dans le cadre de leur travail, aux fluides corporels d’autrui. Quand ils ne se blessent pas sur des aiguilles souillées, ils se rendent parfois compte, après une intervention dans une bagarre, que leur sang et celui d’un des belligérants sont entrés en contact. S’ensuit une formidable angoisse : ont-ils été contaminés par le VIH ? Par un autre virus ? Quand le citoyen avec qui il y a eu échange de fluides corporels accepte que l'on prélève un échantillon sanguin, il n'y a pas de problèmes. Mais quand il refuse, les policiers doivent se soumettre à un long et pénible traitement de trithérapie.

D'autres provinces ont déjà adopté une loi qui fonctionne très bien.

Mais au Québec, les choses traînent en longueur. Un mémoire a été déposé et des représentations ont déjà été faites auprès des ministères de la Santé et des Services sociaux et de la Sécurité publique. Pour l’instant, on se lance la balle...

Les fluides corporels : il faut agir ! — La Flûte, août 2006

Mémoire conjoint de la FPMQ, APPQ, FPPM — avril 2006