Prix policiers du Québec

2010-01-20 - Danielle Langevin, Zhen Wang, Patrick Lemoine et Daniel Bourgeois
2008-11-20 - Évens Guercy et Charles Dubois
2008-04-18 - Giovanni Zampini
2007-12-06 - Georges Widz
2007-12-06 - Coalition pour le contrôle des armes
2007-12-06 - Raymond-Marie D'Astous
2007-08-24 - Giovanni Di Legge
2006-11-23 - Guy Marcil
2006-09-13 - Marco Barcarolo, Denis Côté, Martin Dea, Alain Ibrahim Diallo et Anne-Marie Dicaire
2006-09-13 - Jean-Guy Gagnon
2006-09-13 - Richard Thouin
2005-09-03 - Richard Clément, Gilles Lavoie et Grégory Rocheleveque
2005-08-18 - Karine Langlois et Stéphane Montpetit
2005-07-19 - Claude Gosselin, Daniel Joly et Daniel Moisan
2005-05-30 - Nathalie Hervieux
2009-06-22 - Annie-Claude Beaudoin
2004-07-22 - Jean Milliard et Patrick Pelletier
2004-05-14 - Daniel Bourgeois et Ghyslain Ménard
2004-02-03 - Geneviève Descôteaux, Catherine Simard, Martin Bouchard, Frédérick Demers, Éric Lemire, Sylvain Martineau, Richard Massé, Marc Tanguay
2003-11-13 - Stéphane Couture, Carl Vignola
2002-09-12 - Robert Paré
2002-04-01 - Miguël Alston
2001-10-20 - Johanne Bérubé-Dubé, Guy Bessette
2001-08-01 - Dominic Lacasse et Serge Tremblay
2001-07-12 - André Leclerc
2001-05-05 - Julie Chevalier, Stéphanie Dufresne, Caroline Watters, Patrick Paul et Tommy Pépin
2000-12-16 - John Doheney
2000-05-31 - Stéphane Wall et Jean Théorêt
2000-05-04 - Frédérick Huchet
1999-12-18 - André Gélinas et Dominique Boucher
1999-11-03 - Stéphane St-Jacques et Marc Thibault
1999-06-01 - François Gagnon, Annik Lacoursière, François Landreville et Christian Gilbert
1999-02-19 - André Hottin

Stéphane St-Jacques et Marc Thibault

Un tireur fou

Il y a près d’un an, le 3 novembre 1999, vers 22 h 15, les constables Thibault et St-Jacques ont été projetés dans une situation extrêmement dangereuse. La soirée avait commencé comme d’habitude, rien de particulier à signaler. Ils se dirigent alors vers la rue Woodside, un quartier résidentiel composé d’îlots regroupant environ 200 personnes chacun. Tout à coup des coups de feu résonnent dans la nuit et les policiers aperçoivent alors à 100 mètres d’eux, dans un de ces îlots résidentiels, un homme armé d’une carabine. Après avoir demandé des renforts, ils quittent leur auto-patrouille pour se rapprocher de l’homme armé, le constable St-Jacques part d’un côté, le constable Thibault, de l’autre.

Les policiers observent que l’arme est une carabine de calibre 30-30 et que leur veste pare-balles n’est d’aucune utilité contre ce type d’arme. Cependant, ils n’auront pas le loisir de procéder à une longue analyse de la situation, car voilà qu’une femme vient de pénétrer à pied dans l’îlot résidentiel. Le suspect est maintenant disparu. Il semble être retourné dans l’une des résidences. Le constable St-Jacques insiste auprès de la femme pour qu’elle vienne se mettre à l’abri derrière la voiture où il se trouve lui-même. Sans trop comprendre ce qui arrive, celle-ci rejoint l’agent de police.

Le policier voit alors le suspect sortir de chez lui. Celui-ci aperçoit également le constable St-Jacques et la citoyenne derrière la voiture. Il relève alors sa carabine et tire dans leur direction. Le constable St-Jacques se précipite sur la citoyenne pour la protéger. Les balles vont fracasser les vitres de la voiture. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’îlot se trouve le constable Thibault. Lorsque celui-ci constate que l’homme tire dans la direction du constable St-Jacques et de la citoyenne, il n’a d’autre choix que de tenter de le neutraliser rapidement. Comme il se trouve à environ 30 pieds, la mesure la plus efficace et la plus sécuritaire est de faire feu sur l’homme. Celui-ci sera atteint d’une balle au dos, sans que pour autant sa vie soit mise en danger.

On apprendra par la suite qu’il s’agissait d’un homme au lourd passé psychiatrique et qu’au moment du drame, il traversait une importante crise paranoïde. Il croyait qu’on en voulait à sa vie. Ainsi, les premiers coups de feu entendus par les policiers avaient-ils été dirigés vers une automobile qui passait par là, laissant une balle dans l’appui-tête du passager, et en direction d’une dame âgée qui avait eu la malencontreuse idée de regarder par la fenêtre pour voir quel était tout ce bruit.

Grâce à la bravoure, à l’initiative et au professionnalisme des constables Thibault et St-Jacques, il est certain que des vies humaines ont pu être préservées. C’est pourquoi ces constables peuvent être fiers d’eux-mêmes. Nous sommes heureux de leur remettre l’un des Prix Policiers du Québec, car ils méritent pleinement de recevoir cette distinction.

Stéphane St-Jacques

Marc Thibault